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Atelier Education Populaire

29 septembre 2012



Dans la foulée de notre AG 2012, une après-midi avec la SCOP du Vent Debout en les personnes de Diane et Pablo.

Dommage que (presque) seuls des membres de Peuple et Culture Cantal (+ un syndicat -SUD- et deux associations -Attac et ADEAR-) aient souhaité participer à ce travail , organisé en partenariat avec le Centre Socioculturel d’Ytrac.

Exercices collectifs et en mouvement qui permettent de se situer par rapport aux engagements collectifs ou individuels, d’évoquer la notion d’interdit(s)... des exercices aller et retour de sous groupes au groupe....

Doute et certitude sur une question posée (qu’est-ce qui favorise l’engagement ?), un événement (la gesticulation de la veille). Chacun exprime un doute et une certitude. Ce n’est pas un temps de débat.

Freins à la participation : pourquoi on ne va pas à telle manifestation, outre le désaccord politique ??? Nos freins sont ceux de tous ceux qui aimeraient venir à nos manifestations !
Facteurs de communication (peur d’être manipulé, on ne s’intéresse pas à moi, …)
Conditions pratiques (argent, distance, météo, potes …)
Place que je peux y trouver
Organisation

La participation :
Définition de la pédagogie de la démocratie (cf. Ricoeur, Luc Carton) :
Est démocratique une société qui se reconnaît divisée, c’est-à-dire traversée par des contradictions d’intérêts et qui associe tou.tes ces citoyen.nes à parts égales dans l’expression,
l’analyse,
la mise en délibération
de ces contradictions en vue d’arriver à un arbitrage (ou décision collective).

L’éducation populaire travaille sur ces moyens d’expression et de prise de décision.

Outils :
- Débat mouvant : à une question posée (litigieuse de préférence), on se positionne physiquement d’accord ou pas d’accord. On discute de notre choix en petit groupe puis on présente des arguments qui ont émergé pour essayer de convaincre les autres de changer de camp. Ça fait des aller-venues.

- Grodébat : cf. entraînement mental. Il permet la phase d’analyse et un début de délibération. Il favorise l’expression par son organisation.
Il faut :
plusieurs tables avec sur toutes sauf une (pour répondre à d’autres besoins), le thème à traiter bien visible
un lieu neutre, qui n’est pas prévu pour le débat (un bar, un canapé) pour répondre à d’autres besoins
A chaque table :
un maître du temps
un animateur (qui distribue la parole, recentre …)
un scribe
Les règles : on a le droit de changer de table quand on veut et d’aller vers une autres quelle qu’en soit la raison (thème ou discussion chiante, curiosité, pour rejoindre ses potes ...)
3 temps :

  1. Quels sont les problèmes ?
  2. Que ferait-on dans l’idéal ? Quel est l’idéal qu’on recherche ? Pour libérer l’imaginaire
  3. Que propose-t-on ? Des propositions concrètes, qu’on est en capacité de réaliser.
  4. Dernier temps : partage en grand groupe, autour d’un affichage par exemple. Ensuite on peut lancer un arbitrage pour choisir quelles propositions on met en place réellement.

Exemple PEC sur deux sujets :
Table 1 : Comment faire pour toucher le public jeune (13-18 ans) ?
Table 2 : Comment pérenniser notre activité ?

Prise de décision en étoile
par petits groupe on définit 3 priorités, puis un rapporteur va au centre avec les autres rapporteurs. Ils présentent de manière publique leurs propositions et arguments, puis chacun revient à sa table et chaque groupe rediscute des priorités, puis le rapporteur revient au centre et ainsi de suite jusqu’à ce que 3 propositions émergent.

- Le porteur de parole
Dispositif qui se déroule dans l’espace public pour aller à la rencontre des gens, pour les questionner sur un thème, dans une démarche inverse à celle des personnes qui nous interpellent habituellement dans la rue.
Dans un lieu de passage, on affiche en très grand une question (pas chiante, pas militante, positive …) joliment présentée. Le travail de la question est important. Et à côté on expose aussi quelques réponses.
Zone d’expression directe : elle est autour de la banderole : il y a un ou plusieurs animateurs et des gens qui s’approchent pour lire les réponses. L’animateur vient discuter : qu’est-ce que tu penses de la question ? Et des réponses ? Pourquoi … ? Il est dans l’analyse.
Espace moineau : où on reproduit à petite échelle la question et quelques réponses mais sans animateur. C’est un espace pour susciter l’envie d’aller vers le grand espace ou pour les personnes qui n’ont pas envie de parler, d’être abordées.
Espace pêcheur : table avec un ou plusieurs scribes. C’est là qu’on donne les « pépites », paroles recueillies et que l’animateur rédige avec la personne avec qui il discute, pour les mettre à l’affichage. C’est le moment où la personne prend conscience de quelque chose, elles créent du débat. C’est là aussi que beaucoup de personnes viennent spontanément discuter parce qu’on est en train de faire quelque chose et que c’est moins engageant de s’approcher.
Un espace bar : où on envoie les copains pour laisser la zone d’expression directe libre aux autres gens.

Pour que tout le monde se sente concerné, il ne faut pas former un groupe homogène (tranches d’âge, styles vestimentaires …). Il faut qu’on ait sincèrement envie de s’intéresser aux gens. On n’est pas neutre dans la discussion, on peut donner notre avis, faire des propositions … Il faut aussi être présent régulièrement, avec des objectifs clairs pour que les gens repèrent l’action et se sentent concernés.
Lieu passant : c’est un endroit où passent régulièrement 2-3 personnes vs. un lieu où tout le monde va passer d’un coup à une certaine heure.

Références : Le Pavé, Matières prises (Grenoble) ...

Pour le reste de la journée, voir le déroulement ici.


Voir en ligne : Le site de la SCOP du Vent Debout