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Djourou, une corde à ton cou

d’Olivier Zuchuat (2004, 64 min)



“Si vous avez une société basée sur l’annulation de la dette, qui investira dans la dette ? L’annuler bousillerait le marché.”

James Wolfensohn, Président de la Banque Mondiale

Cette introduction au dossier de presse de Djourou parle d’elle-même. Tout est dit !

“Qui paie ses dettes s’enrichit”, dit le proverbe.

Parfois, les proverbes se trompent : les pays de l’Afrique subsaharienne ont emprunté des millions de dollars dans les années 70 au titre de l’aide au développement.

Mais certains comme le Mali ont déjà remboursé aux pays riches plus de sept fois les montants empruntés alors que la dette restant à payer a été multipliée par quatre ; la mathématique financière est parfois bien curieuse.

Alors ce film - écrit à la première personne à la manière d’un essai économique - s’interroge : “Qui aide qui ?”
En bambara, Djourou signifie dette mais aussi corde au cou.
Dans la crise de la dette extérieure qui étrangle le Mali, qui tient la corde et pourquoi ne la lâche-t-il pas ?

Ce film convoque, comme sous un arbre à palabres, diverses paroles souvent irréconciliables : un ministre malien des finances, un expert en économie du développement, des avocats helvétiques chargés de retrouver l’argent de la dictature dans les coffres des banques suisses, des paysans planteurs de coton, un représentant du Fonds Monétaire International et le spectre d’un dictateur déchu.

Agiter les mémoires de l’histoire du pays, tenter de comprendre le cheminement d’une dette venue d’une autre économie...


Voir en ligne : Le site officiel du film