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Fumel, de feu, de fer et de rock

Jacques Mitsch et Jean-Christian Tassy, France, 2006, 52’ ou 72’



À l’heure de la mondialisation généralisée, à l’heure des délocalisations
industrielles en tout genre, ce film fera l’autopsie d’un processus irréversible en
essayant de comprendre comment, à Fumel (Lot-et-garonne), une usine de 3000
ouvriers, en 1970, est aujourd’hui, en situation de survie avec ses 480 rescapés qui
tentent de reprendre en main la gestion administrative et comptable de leur usine.
Et comment ne pas parler de Fumel sans parler de Rock ? Fumel fut dans les
années 80, la capitale du Rock français : des dizaines de groupes, plusieurs salles de
concerts dans la ville, le premier festival Rock français contre le racisme.

De quoi ça cause ?

Fumel, c’est l’histoire de la mort et de la résurrection d’une usine, d’un attentat économique et d’un petit miracle social. Une catastrophe habillée d’espoir.
480 patrons en bleu de travail : une expérience unique et revigorante de ’autogestion comme planche de salut et tremplin de lendemains qui changent.

Mais Fumel est aussi un fief musical doté d’un rock engagé pur et dur, coeur et partenaire des combats sociaux. C’est lui qui va drainer toute l’énergie rebelle de Fumel, lui qui fera résonner la voix de la colère bien au-delà de ses frontières locales.
Par la grâce de son cri inspiré, le combat ouvrier trouve un écho national.


Dans les canards

« Une entreprise, 386 patrons » par Philippe Baqué
Paru dans l’Humanité le 16 avril 2005, extrait


L’aventure exceptionnelle de ces salariés est l’aboutissement d’une
longue histoire. En un siècle et demi d’existence, l’usine a
totalement dominé l’économie et la vie sociale de Fumel et de son
environnement rural. En 1970, alors propriété du groupe Pont-à-
Mousson, elle employait plus de 3 000 personnes. Depuis, les
différentes restructurations ont élagué ses effectifs et réduit ses
activités malgré les luttes acharnées des salariés. Le coup de grâce
aurait dû être porté à l’usine en 2003, quand son propriétaire
d’alors, l’Union des banques suisses, envisagea de déposer le bilan,
suite à de sombres opérations financières. Le dernier carré des
salariés, 386 personnes, s’y opposa. Les syndicats, le comité d’entreprise et un cabinet d’experts
proposaient alors un plan de reprise alternatif, fondé sur un actionnariat partiel des salariés et la venue
d’un repreneur, actionnaire majoritaire. Le tribunal de commerce donna son accord, malgré le
désengagement d’une banque censée soutenir le projet. Fumel Technologies fut créé avec 150 000
euros de capital et avec des actifs industriels et un stock acquis pour 3 euros. En octobre 2004, les
salariés se séparaient de l’actionnaire majoritaire, soupçonné de préparer la délocalisation de l’usine
en Chine, et rachetaient ses parts.


La réclame


Kikiafékoi ?

Réalisation : Jacques Mitsch, Jean-Christian Tassy

Scénario : Philo Fournier, Jacques Mitsch

Photographie : Bernard Sanderre, Chloé Robert, Jacques Mitsch

Durée : 52’ et 65’

Procuction : K Productions (Toulouse)

Avec le soutien des Régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, du CNC, du FASILD, de la
PROCIREP, de l’ANGOA AGICOA et de FRANCE3 Aquitaine


Voir en ligne : Le site de K production