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Lucha libre

Raphaële Goulet, 2008, 32’



En 2035, on prévoit que sur la planète, cinq milliards d’habitants vivront
en ville, dont deux milliards sous le seuil de pauvreté. Il faudra bientôt
construire une ville d’un million d’habitants par semaine avec un budget de
mille dollars par famille.

Au Mexique, ces mégapoles de demain existent déjà.

A travers les récits des habitants, des dirigeants de quartiers informels et des
grands promoteurs immobiliers se dresse un portrait de deux univers fascinants
et problématiques, une nouvelle structuration de l’espace et de l’économie, des
échanges sociaux et culturels, et des rêves et imaginaires qu’ils sous-tendent.

De quoi ça cause

« Dans la « lucha libre », sport de combat mexicain masqué qui s’apparente au
catch, le lutteur le plus apprécié est celui qui sait le mieux innover, détourner
les règles, rechercher des stratégies inattendues. Il est « libre » et son masque
lui permet de transcender son identité.

C’est de la même manière que les personnages que j’ai rencontrés affrontent
le problème de l’habitat : des fabricants qui construisent la ville en faisant
preuve d’un esprit d’analyse implacable et d’une ingéniosité mêlée d’un
humour sans bornes.

Des plus ironiques aux plus naïfs, des millionaires aux vendeuses de tortillas,
des vendeurs de rêves aux sociologues cyniques, des urbanistes déchus aux
architectes richissimes, des jésuites utopistes baroudeurs aux directeurs
généraux des plus grands groupes immobiliers… une soixantaine de
rencontres m’ont permis d’arpenter les villes, de m’interroger, d’ouvrir les
yeux, de m’émerveiller, de participer, de construire ou de vagabonder à leur
côtés et me perdre dans des quartiers sans fin.

De Superbarrio, (alias Raul Bautista), superhéros masqué des quartiers
pauvres de Mexico, soutenant les mille et une causes du logement devenu
directeur de l’ambitieux Programme de l’amélioration de l’habitat de Mexico ...
à Mariana Vasquez, directrice de Un Techo Para mi Pais Mexico, talentueuse
étudiante en droit toujours élégante, même avec un marteau et des clous
en main sous une chaleur insoutenable. De Enrique Sanchez, simple maçon
d’une banlieue perdue qui souhaitait tout apprendre sur la construction
durable ... à Fernando Alfaro et Georgina Sandoval, dirigeants de l’ONG Casa
y Cuidad, dont le travail est reconnu comme l’un des meilleurs du monde par
la commission de l’ONU Habitat.

Au détour d’un chantier, au fin fond de banlieues perdues ou dans un bar de
San Diego... écoutons-les nous raconter leur version de l’histoire.
 »
Raphaële Goulet


La réclame


Kikiaféquoi

Réalisation : Raphaële Goulet diplômée de l’école nationale supérieure d’architecture de Paris la Villette