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The Devil

Jean-Gabriel Périot, 2012, France, 7’


On a passé ce film pour la première fois à Laroquebrou avec l’association Laroquaille. Le problème, c’est qu’on avait oublié les sous-titre. Le message est pourtant bien passé, mais ce n’est que partie remise pour une projection avec tous les éléments de compréhension. A suivre...
C’est un film énorme, qui percute au plus profond, qui file une pêche d’enfer et qui nous fait croire à ...


"Vous ne savez pas qui nous sommes…"

Sept minutes d’images d’archives sur les Black Panthers, sur fond de musique post-punk de Boogers.

De quoi ça cause ?

The Devil, c’est sept minutes d’images d’archives sur les Black Panthers, sur fond de musique post-punk. Une pure injection d’énergie politique, sans voix off ni aucun renseignement sur les jeunes leaders du mouvement afro-américain né en 1966 en Californie, lesquels promettent aux Blancs américains d’arracher leur liberté, quoi qu’il leur en coûte. Le film commence par une succession de plans serrés sur des visages d’enfants noirs, tandis que l’on découvre en boucle l’étrange refrain du chanteur des Boogers : "If you look upon my face, you are watching now the devil" (Si tu regardes mon visage, tu vois le diable)... Puis les petits deviennent grands, et les jeunes hommes et les jeunes femmes grondent de plus en plus fort, pointent du doigt, menacent.. Ce n’est bien sûr pas la première fois qu’un film plonge dans l’univers des Black Panthers... Quant aux images, elles sont connues, certaines sont même empruntées à un film d’Agnès Varda, Black Panthers (1968). Pourtant, The Devil réveille le regard. Le réalisateur se revendique d’artistes tels que le cinéaste russe Dziga Vertov et son manifeste du ciné-œil, dans les années 1920.


Le doc

Né en France en 1974, Jean-Gabriel Périot réalise plusieurs courts métrages en vidéo et en pellicule.
Jean-Gabriel Périot développe son propre style de montage, entre documentaire, animation et vidéo de création.
Son travail questionne de manière récurrente la violence et l’Histoire. Des films tel que : "We Are Winning, Don’t Forget" (2003), « Dies Irae » (2004), « Eût-elle été criminelle... » (2005), « 200 000 fantômes » (2006), "Entre chiens et loups" (2007)... furent montrés et primés dans de nombreux festivals internationaux.



Kikiafékoi

Auteur-Réalisateur : Jean-Gabriel Périot

Son : Xavier Thibault

Montage : Jean-Gabriel Périot

Production / Diffusion : Local films


Voir en ligne : Le site du réalisteur où vous pourrez regarder certaines de ses réalisations