J’ai postulé pour une offre d’emploi au lycée et j’ai fait lire à quelqu’un la lettre de motivation.
Et elle a été surprise par le nombre de fautes d’orthographe qu’il y avait. C’était un brouillon, mais quand même. Et donc, ça m’a renvoyé à un souvenir qui, à mon avis, est remonté... je devais avoir 7-8 ans.
Et moi, j’ai plutôt toujours été bon élève , toujours à bouquiner énormément. Et donc, l’orthographe ne devrait pas être un problème. Sauf que, en CE1, M. S, je me souviens encore de son nom, j’avais appris à siffler. Et j’étais vraiment fier de pouvoir siffler. Et donc, je m’étais amusé à siffler même. En classe, j’étais heureux, j’étais un jeune enfant qui arrivait à faire quelque chose au niveau de la musique, ce qui n’était pas forcément gagné dans ma famille.
Et donc, très rapidement, je rentrais de classe le soir avec des pages d’écriture : ne sifflera pas en classe... Et ma mère, dans son extrême gentillesse, m’accompagnait pour que je fasse toutes les pages d’écriture : ne sifflera pas, ne sifflera pas. Et depuis ce jour-là, je pense que mon écriture s’est détériorée. Je sais à peine me lire parfois. Mon orthographe est souvent déplorable, alors que je connais l’orthographe. J’arrive à relire les autres et à trouver les fautes, mais chez moi, c’est plus compliqué. Et voilà, ça me suit jusqu’à aujourd’hui, et même parfois de dyslexie, des mots qui s’intervertissent.
Et voilà, en arrivant ici, je me suis mis à l’occitan et je vis beaucoup mieux mes petites poussées de dyslexie temporaire.
Arnaud Maurs
Quand l’occitan guérit de la dyslexie..
Tu ne siffleras pas...