L’histoire, ça se passe à Paris. Donc je pense que j’ai... 25-30 ans. Et donc à l’époque, à Paris, on faisait tout le temps des fêtes. On allait dans des fêtes, on faisait des fêtes tout le temps. Moi j’étais hyper douée pour faire des playlists qui faisaient danser tout le monde. Et je dansais vraiment beaucoup. Je dansais du début à la fin de la soirée. Et voilà, c’était un grand plaisir de la vie.
Et puis un jour, on va chez une fille que je ne connaissais pas. Je me demande si elle n’était pas grecque, un truc comme ça. Et l’appart n’était pas très grand. On n’était pas super nombreux pour une fiesta, mais c’était bien.
Et bon, je dansais, je dansais, et puis il y avait une autre nana qui dansait, dansait aussi. Et à un moment, ils ont mis de la musique tzigane. Et ça m’a évoqué ma grand-mère qui est roumaine, que je n’ai jamais connue, mais je ne sais pas, j’ai pensé à elle. Et je me suis mise à danser, danser et la nana en face, on s’est mis à danser danser. Et c’était génial, on était vraiment l’une avec l’autre. Voilà, c’était un vrai duo. Et en fait, les gens nous regardaient comme si c’était un spectacle. Et moi, c’est de la danse de fête. Ce n’est pas de la danse contemporaine ou de la danse genre lac des signes. Ce n’est pas du tout ça. Moi, je ne sais pas faire ça.
Voilà, c’était comme ça. Et puis, comment terminer ? Comment terminer ? On s’est séparés. La musique est partie, on s’est séparés. Et puis on ne s’est pas parlé du tout, la fille et moi, pendant la soirée. On était contentes de ce qui s’était passé. Moi j’étais en sueur, j’étais collante, des pieds à la tête, j’avais les cheveux... Je ne sais pas comment dire... Enfin ouais, tout collé, en filasse. Et puis... Voilà, je suis rentrée chez moi. Je pense que je me suis douchée. Par contre, je sais que je ne me suis pas lavé les cheveux. Flemme. Et du coup, le matin, je m’attendais à avoir les cheveux bien dégueu. Et en fait, ils étaient hyper beaux. Voilà.
Charlotte Saignes
la danse et moi...
Souvenirs de fête et jolis cheveux au réveil