Peuple et Culture Cantal
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Projection de documentaires, ici, là-bas ...

... cinéma d’ici et d’ailleurs ...
Christine Mauriac
L’amour évidemment...

retour au pays...

Je suis née dans l’Oise à Compiègne. C’est la ville où fut signée par deux fois l’armistice. Et en fait, j’ai fait mes études à Compiègne, ensuite à Paris. Et à Paris, le premier jour où je suis rentrée à l’école d’infirmière, j’ai rencontré deux personnes, dont une qui allait devenir ma future belle-sœur. Lorsque j’ai fini mes études, j’ai commencé en octobre 1978, j’ai fini en mars 1981, j’ai commencé à travailler dans le Val-d’Oise, à Saint-Martin-du-Tertre. Et mes premières vacances, on avait décidé avec mon amie Marie-France qui habitait à Saint-Vincent-de-Salers, qui était celle qui était montée sur Paris rejoindre sa sœur et qui avait fait aussi des études à la salpêtrière à Paris. On avait décidé de partir en vacances dans le sud de la France.
Donc j’ai pris ma petite 4L Bleu Ciel et j’ai fait la route entre Compiègne jusqu’ici à Mauriac. Bon, je ne vous dis pas que ça a été un peu compliqué parce qu’arriver à Clermont-Ferrand, Je ne trouvais pas la direction pour aller à Mauriac. Donc je me suis dit, je vais faire comme dans le métro à Paris. Je vais prendre la direction la plus loin, c’est-à-dire vers Bordeaux. Je ne veux pas aller à Marseille.
Et puis au bout d’un moment, j’ai trouvé Mauriac, j’ai trouvé ma belle-sœur, et puis elle m’a dit : ben non, j’ai pas envie de descendre dans le sud, est-ce que tu veux pas rester ici avec moi ? Alors elle, elle habitait dans Mauriac, mais son père, à l’époque, son père et ses frères habitaient à Saint-Vincent-de-Salers.
Et elle me dit, si tu veux, je vais te présenter des garçons. Il y en a peut-être un qui va te plaire. Et puis après, on a laissé Cupidon faire son boulot. Ca a été Denis. J’ai passé les vacances là-bas, entre Mauriac et Saint-Vincent-de-Salers.
Et après je suis retournée travailler. Et en fait, après, j’étais souvent en larmes parce que je l’avais quitté. Donc une fois, il a pris le train à Mauriac, ici. À l’époque, il y avait encore la gare, un petit train. Et puis gare d’Austerlitz. Et après, il me retrouvait à Saint-Martin-du-Terre.
On a vécu ensemble et puis plus tard on s’est mariés, nous avons eu des enfants, on est retournés vivre sur Compiègne et puis en retraite, on a décidé c’était ou La Rochelle ou ici et on a décidé de venir vivre à Mauriac.