Peuple et Culture Cantal
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Projection de documentaires, ici, là-bas ...

... cinéma d’ici et d’ailleurs ...
Jacques Mauriac
Comment je suis devenu forain...

J’ai traversé la rue et trouvé du travail !

J’étais au chômage. Et puis comme tous les jeunes de l’époque, et même encore, j’allais à la fête foraine. Et puis je passe devant un écriteau : cherche commis pour le montage.
Je suis parti, et mes parents m’ont regardé partir vers 20h le soir. « Où tu vas ? » Parce que j’avais été voir le gars à la caisse. Mais j’ai dit : Je vais monter le manège. Mon père a du râler et j’ai dit : Écoute papa, j’ai 21 ans. Tu sais très bien que c’est la majorité, et je vais monter le manège.
Quand ça a été fini, il nous a payé et puis il m’a dit : ça t’intéresse de faire la route avec nous ? Ben oui. Ben va chercher ta valise. Et je suis resté trois ans là. De 21 ans à 24 ans, donc c’était l’aventure. Ça me plaisait toujours un peu. On était payé, mais on n’avait pas de sécu, on n’est pas dans le chômage, et un jour je me suis trouvé, j’étais à Rodez, alors il y avait le chef, il me dit : ça ne va pas. J’ai dit non. Je vais aller voir Jean-Louis, Jean-Louis c’était le patron. Alors il est venu me voir à la caravane : ça ne va pas Jacques ? Non, j’ai mal, là. Alors il me dit : je vais appeler le toubib. J’ai dit : Jean-Louis, tu es malade ? Tu sais très bien que je ne suis pas assuré. T’occupe, je vais l’appeler. Il est venu. Bon, j’ai pris mes médicaments, puis je suis retourné sur le manège. Et tout le temps, ça recommence à m’énerver et hop, j’ai recommencé à fumer.